09. Sep 2015

TEXT VON

Bolero

L’agenda

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Galerie

POP POLA

«Je suis une personne profondément superficielle»

Andy Warhol

Comment faisait-on pour capturer le cool avant Instagram? On faisait des polaroïds, tout simplement. Figure emblématique du New York underground et nyctalope, Andy Warhol ne se séparait jamais du sien. Des années 60 à sa disparition, en 1987, il a rassemblé une impressionnante collection d’instantanés sur son passage, témoins d’une existence ponctuée de fêtes sulfureuses et sans fin. Fasciné par la célébrité, il ne manquait pas de l’immortaliser au flash: Mick Jagger, Alfred Hitchcock, Jack Nicholson, Yves Saint Laurent, Debbie Harry et beaucoup d’autres, les stars n’échappaient pas à la traque du pape du pop art. Mais pas seulement; ses amis, ses amants, ses mécènes ou alors d’illustres inconnus se bousculaient sur ses clichés. Témoins d’une époque révolue où tout restait à inventer, ses polaroïds sont réunis à l’initiative du critique d’art Richard B. Woodward dans un ouvrage paru aux Editions Taschen. Intemporel et dont on ne se lasse pas.

INSTANTANES

Célébrités et figures de la nuit, Andy Warhol photographiait tout le monde sur son passage. A (re)découvrir dans «Andy Warhol Polaroids»,  Editions Taschen.

Texte: Alexandre lanz

 

L’ÉPREUVE DU TEMPS

D’origine française et basé à Lausanne, le photographe Thomas Rousset aime opposer la fiction à la réalité dans son travail. Après sa participation au 30e Festival international de mode et de photographie à Hyères en avril, il entame sa rentrée avec un travail inédit qu’il présentera le 4 septembre. Sans vendre la mèche, on peut d’ores et déjà annoncer que cette œuvre s’inscrira dans son questionnement sur la conservation du patrimoine dans le temps.

 Première L’installation de Thomas Rousset est à découvrir durant tout le mois de septembre à l’espace d’art La Placette, rue Saint-Roch, à Lausanne.
wwwlaplacette.ch

Texte: Alexandre lanz

 

OVNI (objet vraiment non indispensable)

Ils sont beaux, ils sont chers, ils musclent, ce sont nos amis… Mais on ne s’en servira jamais. Alors on les achète tout de suite!

 Hock Haltères faits main,
2000 fr. env. la paire.
www.shophock.com

Texte: Anaïs Thévoz

 

Clic Clac

Plus en phase avec l’actualité que jamais, les Journées photographiques de Bienne se trament autour d’un thème qui nous touchent tous: l’adaptation. A de nouveaux climats, de nouveaux horizons énergétiques et politiques, aux religions des uns cohabitant avec celles des autres. Un vaste et riche sujet à découvrir au gré d’une balade irrésistible dans la vieille ville de Bienne.

Festival: A ne rater sous aucun prétexte: les Journées photographiques de Bienne, jusqu’au 20 septembre.

Image: Yoshinori Mizutani, «Tokyo Parrots», 2013

Photos crédit : Yoshinori Mizutani (1) 

Texte: Alexandre lanz

 

Protéiforme et éternelle

Depuis plusieurs décennies, Björk exerce une influence considérable sur la mode, la vidéo, le cinéma, l’art et, bien sûr, la musique. Publié à l’occasion de la rétrospective que le MoMA lui a consacrée en mars dernier, ce magnifique coffret de cinq cahiers revient en mots et en images sur le parcours atypique de cette icône contemporaine.

BJörk «Archives», sous la direction de Klaus Biesenbach, cinq cahiers sous coffret et un poster,
 Editions Flammarion.

Photos credit : Courtesy of Wellhart Ltd and One Little Indian (1)

Texte: Séverine Saas

 

Hodler d’un trait

Percer l’intimité du trait de Ferdinand Hod­ler, sa petite cuisine. C’est le propos de l’exposition L’infini du geste  au Musée Jenisch de Vevey, qui montre une partie de la collection Rudolf Schindler reçue en donation en 2014. Cet ancien directeur de l’Ecole d’arts visuels de Berne et Bienne a collecté les dessins de Hodler auprès de sa veuve d’abord, dans l’atelier même du peintre, quai du Mont-Blanc à Genève, puis auprès de ses descendants. Le musée a veillé à présenter les croquis dans leur dénuement, ratures, déchirures, écornures comprises, et révèle ainsi les cheminements d’une œuvre et ses sublimes errances.

L’infini du geste, Ferdinand Hodler dans la collection Schindler, jusqu’au 4 octobre. museejenisch.ch 

Image: portrait de Valentine Godé-Darel, de profil à gauche, vers 1908.

Texte: Estelle Lucien

 

Dégustation PoPcorn

Au ciné ou pas, le maïs soufflé se croque plutôt salé que sucré. Quatre spécimens à l’épreuve de nos cinq sens.

**** 2. Poper Corn Lightly Sea Salted, Done Properly, Particules Fines, Lausanne, 021 312 62 21, 90 g/4 fr. 40.

Le plus blanc, le plus croustillant, le best!

 

*** 4. Popcorn, Salt, Zweifel, Manor, 90 g/1 fr. 55.

Craquant et mou à la fois, mais un peu gras.

 

** 1. Pop Corn, salé, Qualité & Prix, Coop, 100 g/2 fr.

Grinçant et un peu trop salé.

 

* 3.Popcorn, salé, Naturaplan, Coop, 50 g/1 fr.90.

Pas assez salé ni assez croquant.

 

Texte: Anais Thévoz

Crédit: (1) Michael Ottenwaelter