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28. Oct 2015

TEXTE DE

Estelle Lucien

PHOTOGRAPHIE DE

Sébastien Agnetti

Dans le dressing d’Angelica

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Galerie

LE SOURIRE D’ANGELICA

Plongée dans le monde enjoué de cette modeuse qui en jette.

Il y a deux choses qui frappent d’entrée lorsqu’on passe la porte du domicile d’Angelica. Son sourire ravageur et communicatif et la vue à couper le souffle sur le lac Léman. Sis au septième étage, son appartement-terrasse lausannois offre en effet une vue allant de Villeneuve à Genève en passant par les Alpes, majestueuses. Quant à son sourire, il ferait presque de l’ombre à son dressing. Presque… car cette belle juriste et jeune mère d’une petite Anthea, 1 an, qui nous reçoit dans une robe jaune vitaminée, possède une pièce entière dédiée à son «léger» penchant pour la mode. Point d’unilatéralité dans ses armoires. «Je n’ai pas de style délimité et je ne suis pas la mode à tout prix. Je marche au coup de cœur et à la qualité des matières, et j’ai un gros faible pour les imprimés», se targue la belle, qui se laisse tenter tant par un style bohème chic qu’elle pioche à Londres, chez AllSaints, ou chez les Australiens Spell & the Gipsy Collective que par un style classe. «J’aime m’habiller pour sortir le soir, me maquiller, mettre une belle robe et des talons.» Loin, donc, du style «skateuse en baggy et fripes» qu’elle arborait fièrement dans sa période adolescente. Elle porte d’ailleurs ce jour-là une robe
imprimée Diane von Furstenberg achetée chez Fidelio, à Zurich, mais avoue que, depuis qu’elle est mère, le temps lui manque et qu’elle consomme moins. Oui, oui… Mais, au vu de son impressionnant dressing, on n’y croit qu’à moitié! Des vêtements griffés Phillip Lim, Chloé, Stella McCartney, Isabel Marant côtoient des chaussures estampillées Gianvito Rossi, Louboutin, Alexander McQueen, Michel Perry, Bally, Gucci ou encore Dolce & Gabbana… Rien que ça! «Mais j’achète beaucoup aux soldes», jure-t-elle. Niveau bijoux, son cœur fond pour les pierres, les anneaux en or fin qu’on repère sur plusieurs de ses doigts et les yeux grecs qui portent bonheur. «J’ai beaucoup de bijoux qui me viennent de ma mère. Ils sont souvent liés à des souvenirs, comme des talismans.» A l’image de ce bracelet Cartier reçu de son mari à la naissance de leur fille ou de cette précieuse petite boîte dans laquelle elle entrepose… ses dents de lait!

J’ai beaucoup de bijoux qui me viennent de ma mère. Ils sont souvent liés à des souvenirs, comme des talismans.

Son goût affiné, elle l’adapte aussi à son intérieur, aidée de son mari, Xavier. Des reproductions de Rothko, Hopper, et un tirage de l’artiste Trémois au mur, quelques cactus et un crâne de cerf, des meubles danois et USM, et une immense photographie noir et blanc d’éléphant accrochée à côté de la bibliothèque où trône une sublime édition du livre du photographe Peter Beard. Bref, le bon goût jusqu’au bout de l’étagère, en somme.

On repère une pile de Vogue posée sur une table basse. «J’aime bien feuilleter les magazines et, parfois, j’allume la TV pendant que je fais du stepper et je regarde Fashion TV. Voir toutes ces filles ultraminces sur les podiums, ça me motive pour le sport et ça me donne des idées pour m’habiller», lance-
t-elle, l’œil farceur. Un pragmatisme teinté d’un humour incisif qui nous laisse aller à un grand éclat de rire. On part comme on est venu, dans la bonne humeur, accompagné par le sourire contagieux d’Angelica sur ses lèvres qui, au final, reste son plus bel accessoire.