08. Oct 2018

TEXT VON

Jena Williamson

Swiss made: Eli-o, imparfaite perfection

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Eli-o, la jeune marque genevoise créée par une Italo-Grecque, propose des bijoux inspirés notamment de la Grèce antique. 

Elisa Pantazopoulos nous accueille dans son charmant atelier qu’elle partage avec d’autres artistes, situé dans le quartier des Bains à Genève. La créatrice suisse née il y a 27 ans d’un père grec et d’une mère italienne a grandi à Genève mais a toujours gardé un profond attachement pour ses origines et ses racines familiales.

Elisa est une jeune entrepreneure qui est à l’origine de la marque ELI-O depuis un peu plus de 2 ans. Son parcours mouvementé n’est pas des plus communs. Pendant ses études de droit à Fribourg, la créatrice réalise qu’il lui manque quelque chose. Pour son dernier semestre de master, elle quitte Genève et pose ses valises à Londres où elle suit en parallèle des cours du soir en bijouterie à l’école Central Saint Martins College of Art and Design. C’est là-bas qu’elle découvre ce fameux « quelque chose » qui lui manquait. «Du moment où je suis rentrée dans cet atelier, lorsque j’ai posé mes mains sur les outils, j’ai eu un déclic !- ». Son master en poche, elle reste à Londres et entame une nouvelle formation spécialisée en bijouterie et joaillerie à la Holt’s Academy et travaille en parallèle pour une bijoutière londonienne. Elisa crée ses premières pièces et découvre son style et se fabrique une véritable identité.

A son retour en Suisse, elle décide de lancer sa marque de bijoux. «S’il fallait que je me casse la figure, autant que ça soit tout de suite.» Aujourd’hui, Elisa a relevé le défi qu’elle s’était lancé et son artisanat l’épanouit. Elle confectionne d’abord ces pièces à la cire puis elle coule des métaux précieux dans des moules qu’elle retravaille ensuite en atelier. Cette technique de «cire perdue» lui permet de créer des pièces légèrement irrégulières et imparfaites qui donnent un aspect antique à son travail. «Je trouve qu’il y a de la beauté dans l’irrégularité.»

La bijoutière puise son inspiration dans ses racines grecques, un pays qui lui est cher et qui la fascine depuis qu’elle est enfant. «Les odeurs, la lumière, l’architecture… Tout est assez particulier en Grèce et j’essaie de le faire transparaître dans chacune de mes pièces.» Si Elisa a choisi de travailler uniquement avec des matériaux précieux, c’est pour que ses pièces durent dans le temps et gardent leur éclat au cours des années. «J’aime l’idée que mes bijoux puissent se transmettre de génération en génération et se façonnent leur propre histoire.» Pour garantir une qualité qui corresponde à ses valeurs, Elisa a fait le choix de travailler uniquement avec des fournisseurs suisses. «C’est assez important pour moi d’avoir une production locale, mais surtout de connaître les gens avec qui je travaille.» Pour l’heure ses bijoux sont en vente dans les boutiques L’h’etre et Mademoiselle Jeanne à Genève, dans la boutique N°28 à Lausanne ainsi que chez Michèle Ebinger à Zurich. Pour la suite, Elisa souhaiterait voir grandir son entreprise tout en gardant son identité forte qui lui va si bien.

 

 Retrouvez ELI-O sur eli-o.ch